Des grandes victoires pour la Richmond Soccer Association grâce au DLTJ
Kaitlyn Rosenburg
La Richmond Soccer Association (RSA) a été l’hôte de la 59e édition des championnats de soccer de la BC Costal Cup les 5 et 6 mai dernier dans le parc Minoru. Elle a par ailleurs fait le ménage sur le terrain en remportant cinq des six matches auxquels elle a participé en finale.
Le meilleur de l’histoire?
La RSA attribue son succès sur le terrain au programme Au Canada, le sport c’est pour la vie et au modèle de développement à long terme du joueur (DLTJ).
La ligue des filles a décroché un titre, celui de championne de la Coupe A dans la division U13, tandis que la ligue des garçons a fait sensation en remportant quatre titres de la Coupe A dans les divisions U14, U15, U16 et U18.
Dans une entrevue accordée au Richmond Review, le directeur général de la Richmond Girls Soccer Association, Stewart MacPherson, a déclaré que les efforts déployés pour mettre en œuvre le modèle de DLTJ se sont révélés très payants et qu’ils allaient continuer de conduire au succès toutes les équipes de compétition de Richmond.
Même avant de mettre en œuvre le modèle du DLTJ, l’Association appuyait le développement adapté à l’âge depuis plus d’une décennie, a indiqué le directeur de la RSA, Doug Long.
« À certains égards, plus particulièrement en ce qui concerne le groupe d’âge des U10, nous avons commencé à modifier notre approche il y a une dizaine d’années. Nos efforts en ce sens, au chapitre de l’identification, de la nomenclature du DLTJ, de la transition vers ce modèle et de l’intégration des stades de développement du DLTJ, remontent à 2008. »
Tous les programmes de la RSA s’harmonisent avec le modèle de DLTJ de l’Association canadienne de soccer, Du mieux être à la Coupe du monde, tant pour ce qui est de l’entraînement que du nombre de matches et de leur structure.
« Pour les stades un et deux du DLTJ, nous avons des plans de leçon et de pratique prescrits, les pratiques étant coordonnées et appuyées par des entraîneurs professionnels », de déclarer M. Long, tout en précisant que « la structure du jeu et l’accent mis sur l’entraînement suivent de très près les consignes du DLTJ, pour ces jeunes qui vivent une période très propice à l’apprentissage et au développement. »
M. Long sait que d’autres clubs de soccer n’ont pas encore adopté le modèle du DLTJ et il ne comprend pas pourquoi.
« Qu’ils se joignent à nous. Le DLTJ n’est pas une camisole de force. C’est le fondement, dicté par le gros bon sens, dont un club peut se servir pour structurer son propre programme de développement du joueur. »
Luca Dalla Pace, entraîneur des programmes régionaux et agent de liaison du DLTJ à la BC Soccer Association, abonde dans le même sens.
« Je peux seulement espérer que les clubs de la Colombie Britannique qui n’ont pas encore emboîté le pas résolument voient un club comme celui de Richmond qui a intégralement mis en œuvre le modèle du DLTJ et ses lignes directrices comme la preuve de l’utilité du modèle. »
BC Soccer met en œuvre modèle de DLTJ de l’Association canadienne de soccer depuis 2008 et s’est doté d’un plan complet en 2010. Au cours de deux dernières années, BC Soccer a rencontré tous les clubs de soccer de la province, partageant le plan avec eux et leur fournissant des ressources pour mettre en œuvre le modèle à l’échelon local.
Selon M. Pace, la majorité des clubs de la Colombie Britannique utilisent le modèle. Quant à M. Long, il espère que tous les clubs endosseront le DLTJ.
« Si nous voulons faire des progrès comme nation sur la scène du soccer, nous devons veiller au développement de nos enfants et nous assurer que ce développement se fait selon une norme commune », de préciser M. Long. Dans le cadre du DLTJ, les enfants ne sont pas traités comme des athlètes adultes en miniature. M. Long est d’accord avec cette façon de faire. Il comprend l’importance du plaisir.
« Mini soccer, jeu fondé sur le développement, ce qui revient à dire que c’est le jeu lui même qui est l’enseignant,
place secondaire accordée aux résultats ou à la victoire et compréhension de l’importance du savoir faire physique, voilà autant de facteurs qui créent un environnement d’apprentissage approprié pour les jeunes enfants », affirme t il.
Les avantages du DLTJ sont innombrables, de souligner M. Pace. En plus d’avoir aidé les clubs à remporter cinq championnats de la Costal Cup, le DLTJ élimine les fossés dans le développement des joueurs, guide les efforts de planification pour tous les stades de performance athlétique et trace le parcours de développement des joueurs, quelles que soient leurs capacités et leurs ambitions.
La RSA veut faire en sorte que ses programmes restent harmonisés avec le DLTJ. M. Long espère que les beaux résultats obtenus lors de la Costal Cup aideront à mieux comprendre le modèle du DLTJ et comment toutes les pièces du puzzle s’imbriquent.
Et MM. Long et Pace savent que le soccer en Colombie Britannique doit encore progresser.
« Je tiens à féliciter Richmond de son succès, mais je crois fermement que la victoire est un sous produit de programmes solides », de conclure M. Pace.
Et M. Long abonde dans le même sens.
« En général, la RSA souhaite continuer à miser sur nos points forts. Je sais que ça sonne comme un cliché, mais à mesure que la jeune scène du soccer évolue, le simple maintien des points forts peut représenter un défi. »
Pour l’instant, les joueurs et les entraîneurs se réjouissent des bons résultats qu’ils ont obtenus, ce qu’ils vont faire jusqu’à la reprise de l’entraînement en vue de la prochaine saison.

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