Champions ACSV
Kaitlyn Rosenburg
L’athlète qui chante l’hymne national de son pays en recevant une médaille d’or et le capitaine d’une équipe qui brandit un trophée au-dessus de sa tête sont des exemples de champions traditionnels. De leur côté, les champions du mouvement Au Canada, le sport c’est pour la vie (ACSV) travaillent sans relâche pour améliorer la qualité du sport ou de l’activité physique à l’échelle nationale. Servant de modèles, ils invitent leurs concitoyens à passer à l’action et à mettre sur pied des activités sportives de qualité au Canada.
ACSV en Alberta
Financé par l’Alberta Sport, Recreation, Parks and Wildlife Foundation, ACSV en Alberta fait la promotion du mouvement ACSV à la grandeur de l’Alberta. Il envoie à ses membres un bulletin électronique toutes les semaines pour les informer des derniers développements au regard des programmes de sport provinciaux et nationaux, du développement à long terme de l’athlète (DLTA) et du savoir-faire physique.
De plus, ACSV en Alberta a formé un réseau d’ambassadeurs. Les 11 mentors et spécialistes qui en font partie misent sur leur expertise pour mieux faire connaître le savoir-faire physique à tous les Albertains. Les ambassadeurs se spécialisent dans différentes disciplines, comme l’éducation de la petite enfance, la santé, la vie active et l’éducation.
L’ambassadrice de l’éducation de la petite enfance, Elaine Danelesko, s’est jointe au mouvement ACSV en Alberta lorsqu’elle a vu une occasion d’intégrer la santé et le mieux-être dans son réseau en tirant parti de son expérience de directrice de l’Integrative Health Institute de l’Université Mount Royal.
Elle n’a pas toujours eu la tâche facile. « Nous avons déployé des efforts constants pour nouer le dialogue avec des personnes de différents milieux au sujet de notre réseau d’ambassadeurs et de nos initiatives, mais notre persévérance a été récompensée », relate Mme Danelesko.
À la lumière de la transformation que subit le domaine de l’éducation à la santé des jeunes enfants en Alberta, son travail acharné a porté ses fruits. « Ces dernières années, je suis parvenue à faciliter et à soutenir un programme de recherche dans le but de faire progresser le savoir-faire physique et d’accroître l’activité physique chez les enfants de 0 à 12 ans qui fréquentent les centres de la petite enfance approuvés et titulaires d’un permis, précise-t-elle. Ce programme met l’accent sur les trois piliers du changement : les ressources, l’éducation et la formulation des politiques. »
Mme Danelesko a écrit un livre de ressources à l’intention des centres de la petite enfance, intitulé A Hop Skip and Jump: Enhancing Physical Literacy, qui est utilisé dans le Canada entier. Elle espère ainsi renforcer la capacité des parents et des éducateurs à la petite enfance d’observer les aptitudes physiques d’un enfant et de concevoir des activités récréatives qui répondent à ses besoins en matière de développement.
Mme Danelesko est fière d’ACSV en Alberta et du progrès accompli à ce jour. « Nous célébrons notre progrès, mais nous reconnaissons qu’il y a encore beaucoup de travail à faire pour atteindre tous les objectifs stratégiques [d’ACSV en Alberta] », conclut-elle.
Edmonton Sport Council (ESC)
De l’aveu même de son directeur administratif, Gary Shelton, l’ESC n’a pas toujours appuyé ACSV. « En 2005, l’ESC a pris conscience du mouvement Au Canada, le sport c’est pour la vie et a rédigé un article à ce sujet, explique-t-il. Par la suite, l’ESC n’a rien dit ou fait en faveur d’ACSV pendant plusieurs années. »
La situation a changé quatre ans plus tard lorsque M. Shelton, alors membre d’un comité de développement du sport, a dû lire des ouvrages consacrés à ACSV. Inspiré par le mouvement, il a immédiatement nommé Vicki Harber, une spécialiste d’ACSV, au conseil d’administration de l’ESC. Ensemble, ils ont révisé l’énoncé de vision de l’ESC de façon à ce qu’il reflète les principes d’ACSV. « Le conseil d’administration de l’ESC estime qu’ACSV doit être la pierre d’assise de la politique municipale sur le sport », affirme-t-il.
De surcroît, l’ESC a adopté un nouveau plan stratégique. « Selon l’une des trois orientations stratégiques inculquées par le conseil d’administration, l’ESC fera la promotion d’ACSV à Edmonton, afin qu’Edmonton devienne un chef de file national dans l’application des principes d’ACSV à l’échelle communautaire », précise-t-il.
L’ESC envisage d'exécuter des programmes de savoir-faire physique conçus pour les enfants de cinq à neuf ans afin d’atteindre son objectif.
Outre la promotion du savoir-faire physique, l’ESC rédige un bulletin d’information hebdomadaire et trimestriel, organise régulièrement des ateliers et des présentations et blogue souvent pour l’Edmonton Journal.
Les initiatives de l’ESC font déjà une différence. « Grâce au travail de l’ESC, un journaliste sportif aguerri d’une chaîne de télévision locale a fait un court reportage spécial sur ACSV, ACSV compte des adeptes de la première heure à la Ville d’Edmonton et les organisations sportives communautaires connaissent de plus en plus ACSV », signale M. Shelton.
Dean Kriellaars
Sans athlètes, ACSV et le DLTA n’existeraient pas. Voilà pourquoi le savoir-faire physique est important non seulement pour ACSV, mais aussi pour le mouvement Actif pour la vie, le fruit d’une collaboration entre ACSV, B2ten et Sport Canada.
Le savoir-faire physique s’emploie à développer les habiletés de mouvement et les habiletés sportives fondamentales des enfants. Avec l’aide du spécialiste du savoir-faire physique Dean Kriellaars, ACSV crée des programmes pour s’assurer que tous les Canadiens acquièrent un savoir-faire physique exceptionnel. M. Kriellaars cumule les fonctions de professeur agrégé à l’Université du Manitoba et de chercheur au Manitoba Institute of Child Health.
« Il nous faut un vocabulaire étendu sur le mouvement qui nous permettra de mener un mode de vie actif, déclare-t-il. Nous faisons notre possible pour que les jeunes atteignent un bon niveau de littératie, un seuil de vocabulaire, mais nous avons échangé ce vocabulaire contre une baisse de l’activité physique. Pour être vraiment en santé, nous avons tous besoin de la littératie, de la numératie et du savoir-faire physique. »
M. Kriellaars a mis au point un programme d’évaluation du savoir-faire physique des jeunes. À l’aide d’une liste de 18 habiletés fondamentales, les enfants de huit ans et plus peuvent évaluer leur savoir-faire physique en effectuant une série de tests de mouvements. M. Kriellaars vise à renforcer le savoir-faire physique de chaque enfant pour qu’il puisse activement participer à la société.
Le programme de M. Kriellaars constitue le fondement d’une nouvelle base de données sur les activités qui s’adresse aux enfants des trois premiers stades du DLTA. Chaque activité enseigne des habiletés de mouvement fondamentales et utiles pour aider le Canada à se rapprocher de son objectif en matière de savoir-faire physique.
Sport for Life Cochrane
Lea Norris est l’initiatrice d’un mouvement sportif à Cochrane, en Alberta. Déjà familière avec ACSV et le DLTA (son époux est un spécialiste du DLTA), Mme Norris a lancé Sport for Life Cochrane en 2009.
« J’ai commencé à m’investir dans ACSV lorsque j’ai remarqué un écart entre les programmes de DLTA et de sport offerts à Cochrane, raconte Mme Norris, qui craignait que ses enfants possèdent peu de savoir-faire physique malgré le fait qu’ils faisaient beaucoup de sport. Que mes enfants s’adonnent à des sports est à la fois une bénédiction et une malédiction. »
Le centre de loisirs local a souscrit à la vision de Mme Norris, et peu de temps après, les programmes multisports pour jeunes étaient en plein essor. La prochaine étape consiste à nouer une alliance sportive qui rassemblera toutes les ligues de sport mineur de Cochrane.
« Lorsqu’on réunit différents groupes sportifs dans la même pièce, les idées surgissent par elles-mêmes », soutient Mme Norris, qui espère que l’alliance sportive renforcera le DLTA à Cochrane au cours des prochaines années.
Elle envisage ensuite de prendre contact avec des écoles publiques pour mettre en place des programmes quotidiens d’activité physique, afin que chaque enfant de Cochrane acquière un savoir-faire physique.
« À certains moments, c’est très satisfaisant, mais à d’autres, c’est frustrant et décourageant », confie-t-elle au sujet du mouvement. Elle est fière du progrès réalisé jusqu’à maintenant, mais elle sait que Sport for Life Cochrane est loin d’avoir terminé sa mission.
Vicki Harber
ACSV remercie la Nouvelle-Zélande d’avoir initié Vicki Harber au DLTA. Après avoir pris conscience d’un programme de DLTA au Millennium Institute of Sport and Health, situé à Auckland, il y a sept ans, Mme Harber est rentrée au pays en toute hâte dans l’espoir de découvrir un programme similaire. « Je voulais en apprendre davantage et savoir si un tel programme était offert au Canada, se rappelle-t-elle. Je voulais y contribuer. »
Mme Harber est l’auteure du livre The Female Athlete Perspective, une ressource pour toutes les athlètes féminines du Canada, qui marque son adhésion et son appui total au mouvement ACSV. « J’ai l’impression que je peux améliorer le sort des athlètes féminines », confie-t-elle.
À force de participer aux activités du réseau d’ambassadeurs de l’Alberta, Mme Harber est devenue une spécialiste d’ACSV. Idéalement, elle aimerait que chaque province ou territoire se dote de sa propre version du réseau. « Le groupe d’ambassadeurs est fantastique, affirme-t-elle. Je suis toujours stupéfaite de voir à quel point ils sont généreux de leur temps et de leur expertise et combien ils sont toujours prêts à examiner et à remettre en question les choses. »
Dernièrement, l’Association canadienne pour l'avancement des femmes, du sport et de l'activité physique a inscrit Mme Harber sur sa liste des femmes les plus influentes dans le milieu du sport et de l’activité physique. « Il va sans dire que je me considère très, très chanceuse », dit Mme Harber, dont la reconnaissance de l’importance cruciale du savoir-faire physique dans les activités sportives pour les jeunes est la nouvelle priorité.
Elle espère qu’une association naturelle se créera entre la façon de penser d’ACSV et le sport, comme on associe communément la ceinture de sécurité à l’automobile. « La ceinture de sécurité des Canadiens! », lance-t-elle.
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Sans le soutien de ces champions, le mouvement ACSV ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui. Nous remercions tous nos champions et nous sommes impatients de voir ce qu’ils accompliront dans le futur.

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